PLESSIS PROGRESSONS 2014 : des volleyeurs sensibles à leur après-carrière

Dans le cadre des animations Sport & Emploi montées au sein des clubs adhérents de Collectif Sports et avec le soutien de la fondation ADECCO, s’est tenue le 1er Octobre au Plessis Robinson la soirée PLESSIS PROGRESSONS 2014.

Comme la précédente manifestation qui s’était déroulée à Montpellier en février dernier, elle a été l’occasion d’évaluer l’employabilité des volleyeurs.

Serge Boussard, Président du PRVB a ouvert la soirée, relayé par Cédric Logeais qui a présenté la saison à venir.  Véronique Barré a ensuite développé la soirée, sous l’œil attentif de Philippe Blain

La démarche a été construite en deux temps :

-       une première séquence de travail pilotée par Véronique Barré a amené les joueurs à s’interroger sur leurs rôles au sein de leur équipe, ainsi qu’aux qualités et compétences qu’ils y développent

-       la soirée réunissant joueurs, dirigeants, entreprises et médias a ensuite conduit ces mêmes joueurs à les décrire à l’auditoire, qui n’a pas manqué de faire les liens entre les rôles joués par les sportifs au sein de leur équipe et ceux que l’on attend d’un collaborateur dans une entreprise...

« Mon rôle est de me mettre au service du groupe, explique le central Pierre Guillemaud, je fais un travail qui n’est pas forcément lisible ni valorisé par les non-initiés, mais je sais que je suis utile à la performance du groupe, et j’accepte la charge de travail nécessaire, je suis concentré et déterminé pour la réussite de l’équipe, c’est ça qui compte complète le jeune homme qui se projette dans le métier d’ambulancier, en lien de préférence avec les jeunes enfants. Une conscience de son métier actuel qui lui permet d’envisager sereinement son après carrière : « le métier d’ambulancier c’est beaucoup d’heures de travail, avec pas nécessairement une grande reconnaissance sociale, mais un maillon important dans la chaîne... »

Cédric Hominal décrit également son poste : 

« En tant que passeur je suis le stratège offensif de l’équipe, je dois à la fois gérer la distribution, être leader et mettre mes coéquipiers en confiance, et cacher à mes adversaires mes émotions, autant de qualités que je me vois bien utiliser dans une future relation commerciale dans le secteur banque et assurances qui m’attire aujourd’hui... »

Ou encore Bandiougou Traoré,  réceptionneur attaquant recruté à l’intersaison, diplômé d’une école de commerce et déjà chef d’entreprise :

 «  avec mon petit gabarit je dois être à 100% tout le temps et irréprochable techniquement, sur un poste qui demande beaucoup de polyvalence et de maîtrise de soi ; c’est vrai qu’en tant que chef d’entreprise, il faut savoir faire 36 choses en même temps, je suis beaucoup sur la route, au téléphone, avoir cette capacité à prendre du recul et poser calmement les choses me rend service au quotidien »

et le perfectionniste qu’il est sur le terrain envisage de poursuivre encore sa formation sur des dimensions très techniques encore.

« Une carrière de haut niveau c’est apprendre à gérer des situations difficiles, du stress, des conflits, et dans mon métier d’enseignant je vois bien que je possède un calme et un sang-froid qui me sont régulièrement utiles, que ce soit en classe avec mes élèves ou en salle des professeurs avec mes collègues,  explique encore Julien Lamy un autre central du collectif »

Maxime Godefroy le cinquième témoin de la soirée aimerait quant à lui rester dans une activité qui utiliserait ses qualités de leader, de communiquant et de rigueur qu’il met en avant dans son poste de libéro.

 

Des anciens volleyeurs sont ensuite venus expliquer les qualités qu’ils avaient effectivement réutilisées dans leur carrière professionnelle. Après Elie Chouraqui et son expérience de meneur d’hommes réinvestie dans le cinéma, c’est Dominique Pavan, Jérôme Joinet et Philippe Blain (récent champion du monde avec l’équipe de Pologne) qui sont venus témoigner de leurs caractéristiques personnelles, développées par leur pratique sportive et sur lesquelles ils se sont appuyés dans leur carrière professionnelle.

Tous apportaient la même conclusion :  « le sportif professionnel, et notamment le volleyeur de haut niveau a beaucoup de qualités à faire valoir dans le monde de l’entreprise »... Reste  pour le sportif à en prendre conscience, à consolider ses compétences développées dans le sport, à préciser le projet professionnel qui lui donnera le goût de « tout donner » à nouveau pour s’y épanouir, autant d’actions que Collectif Sports et le club sont bien décidés à poursuivre avec le soutien de leurs partenaires....

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